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Boussole dit lequel de vos chiffres décide, et ce que ça vaut d’aller le chercher

Installer des panneaux solaires

Une installation solaire en autoconsommation se rembourse-t-elle en vingt ans ? Ce modèle la compare à ne rien faire, et fait ce qu’aucun simulateur d’installateur ne fait : il chiffre ce que vous rapporterait une étude de production sur votre toit — avant de signer, et en euros.

  1. 1 Vos chiffres
  2. 2 La réponse, refaite à chaque frappe
  3. 3 Pourquoi — facultatif

1 Vos chiffres

Le texte du modèle

2 La réponse

3 Pourquoi ce modèle, et ce qu’il ignore — facultatif

Ce que ce modèle compte

La production annuelle de votre toit, séparée en deux : l’électricité que vous consommez sur place, qui vous évite d’acheter au tarif du réseau, et le surplus revendu. Les deux ne se comportent pas de la même façon dans le temps, et le modèle le respecte — l’autoconsommation suit la dérive du prix de l’électricité, le surplus est payé au tarif figé le jour de la signature, pendant vingt ans. C’est la raison pour laquelle une installation surdimensionnée rapporte beaucoup moins que sa puissance ne le laisse croire.

En face, le devis aides déduites, le remplacement de l’onduleur vers la douzième année, et le fait que cet argent aurait rapporté ailleurs : tout est ramené à la même date, la fin de l’horizon. « Ne rien faire » vaut donc exactement zéro.

Ce modèle est le premier du site à chiffrer ce que vaut d’aller savoir. La ligne savoir production = 250 € dit qu’une étude d’ombrage et de production sur votre toit se paie 250 €, et le site répond en euros : ce qu’elle rapporte, si elle se paie, et — surtout — la règle que vous appliquerez ensuite. Cette dernière partie est celle que personne ne calcule : savoir qu’une information « vaut 479 € » ne vous fait pas avancer, savoir qu’en dessous de 1 158 kWh par kWc et par an il ne faut pas installer vous fait avancer.

Ce qu’il ignore

La perte de rendement des panneaux, environ 0,5 % par an, soit près de 10 % sur l’horizon. Pour l’écrire, remplacez production par production (1 - 0,5% horizon / 2) — la moitié de la perte, parce qu’elle est progressive.

L’autoconsommation collective, le pilotage des usages — ballon d’eau chaude, voiture — qui peut faire monter autoconsomme de dix à quinze points, et une batterie, qui la fait monter davantage encore mais coûte cher. Le modèle prend autoconsomme comme une donnée alors que c’est en partie un comportement.

L’assurance, la maintenance, le nettoyage, et le risque de panne autre que l’onduleur. La revente du logement, où une installation récente se valorise, et une installation en fin de vie, non.

Et une chose que le modèle dit tout haut : l’hypothèse qui pèse le plus n’est pas production, c’est derive, la hausse future du prix de l’électricité — et personne ne peut vous la vendre. C’est exactement la distinction entre une incertitude qu’on peut lever et une qu’on subit. production arrive juste derrière, et elle, elle s’achète pour 250 €.

Où trouver vos chiffres

La production de votre toit : l’outil PVGIS de la Commission européenne, gratuit, donne le productible en kWh par kWc et par an pour vos coordonnées exactes, votre pente et votre orientation. Il ne voit pas vos ombres portées — un arbre, une cheminée, le pignon du voisin — et c’est précisément ce qu’une étude sur place ajoute.

Le devis : trois devis, et prenez l’écart entre eux comme fourchette. Méfiez-vous des offres où la prime et le crédit d’impôt sont déjà « déduits » du prix affiché : recalculez le prix brut.

La prime à l’autoconsommation et le tarif de rachat : ils sont fixés par arrêté et révisés chaque trimestre, à la baisse depuis plusieurs années. Prenez la valeur du trimestre en cours sur le site officiel, pas celle d’un article de l’an dernier — c’est l’hypothèse qui vieillit le plus vite de tout le modèle.

Votre part autoconsommée : votre courbe de charge horaire, que votre distributeur met à disposition si vous l’activez. À défaut, 30 % sans pilotage, 50 % avec un ballon d’eau chaude déclenché en journée.

Votre prix du kWh : la dernière facture, en divisant le total TTC par les kWh consommés. Pas le prix du kWh affiché au contrat, qui oublie l’abonnement et les taxes.

Écrire son propre modèle : la syntaxe tient en dix lignes
prix = 250kUne valeur que vous connaissez. k, M, Md, 12 %, 1 234,5 et 3 millions s’écrivent comme on les dit.
loyer = 900 à 1150Une fourchette : vous pensez qu’il y a 9 chances sur 10 que la vraie valeur soit dedans. C’est tout ce que le site vous demande de savoir. S’écrit aussi 1000 ± 100, entre 900 et 1150, ou 900 .. 1150.
total = prix + loyer * 12De l’arithmétique ordinaire. Une variable réutilisée garde la même valeur tirée : a - a fait toujours zéro.
option "Acheter" = …
option "Louer" = …
Deux lignes option ou plus, et le site passe en mode décision : il compare, recommande, et cherche les seuils de bascule.
savoir devis = 400 €
attendre production
Une hypothèse qu’un diagnostic, un devis ou quelques semaines d’attente lèveraient avant que vous ayez à choisir, et ce que ça vous coûte. Le site répond en euros : ce que l’information rapporte, si elle se paie, et la règle à appliquer une fois qu’on saura. Sans coût écrit, elle est gratuite. attendre et savoir disent la même chose.
unité: €Le libellé du résultat, pas des hypothèses — dans un modèle en €/km, un nombre de kilomètres reste un nombre de kilomètres. Libre : €/km, mois, kg CO₂e. Une hypothèse écrite 3 % à 5 % s’affiche en pourcentage parce que vous l’avez écrite ainsi.
seuil: 12
seuil: <= 90
En mode estimation : la valeur que vous visez. Sans signe, elle se lit « au moins 12 » ; avec <=, « au plus 90 » — une durée, un budget ou une dose se visent par le haut. Le site calcule la probabilité de tenir l’objectif, et à partir de quelle hypothèse vous passez du mauvais côté.
prix <= budgetUne contrainte plutôt qu’un calcul : le site calcule prix et mesure la probabilité de rester sous budget. C’est une écriture raccourcie de seuil: <= budget.
# commentaireIgnoré. La dernière ligne sans =, ou la dernière variable définie, est le résultat.

Le détail — tout ce que le site accepte de votre écriture, les fonctions, la loi qu’une fourchette produit : le langage. Ce que veulent dire les chiffres de la réponse : la méthode.